Le Web du CERN a 30 ans


Actualités / mardi, mars 12th, 2019

Le web a peut-être 30 ans, j’en ai toujours 14 !

  • Tim Berners-Lee a proposé au CERN de mettre en place le Web au mois de mars 1989
  • Sa proposition s’intitulait « Gestion de l’information : une proposition ».
  • Son idée est devenue réalité deux ans plus tard avec le World Wide Web
  • Pour marquer l’anniversaire, le CERN a organisé le 12 mars en partenariat avec le World Wide Web Consortium (W3C) et la World Wide Web Foundation un événement baptisé Web@30.
  • J’avais probablement 14 ans la première fois que j’ai « surfé » sur le web.
  • Avant d’être supplanté par le grand « G », Altavista s’était imposé devant Yahoo en tant que moteur de recherches de référence.

Il y a 30 ans, un homme s’est fait une Toile

Alors que le CERN « enquête » sur le Big Bang, l’organisation est co-responsable du plus grand bouleversement civilisationnel depuis la 3e révolution industrielle des années 1970. En 1989, Tim Berners-Lee a révolutionné la planète. Et comme des vacances à la mer, je garde un souvenir ému de mes premiers pas sur la Toile.

Que le web ait 30 ans aujourd’hui, cela sonne possible et étrange à la fois. D’abord parce qu’il est né dans un laboratoire, ou à peu près, et qu’il a fallu quelques années pour qu’il se pointe sous le nez du grand public, ensuite, parce qu’il semble avoir toujours existé. Contrairement à la télévision, dont on savait par la tradition orale qu’elle avait été, à une époque, en noir et blanc… et sans zappette !

Comme bien des choses, j’ai découvert le Réseau à la bibliothèque de l’école. J’étais en âge d’être dans la plus grande classe de la section et, si je n’étais pas forcément très grand moi-même, je ne perdais pas de temps avec les plus jeunes et j’ignorais les plus âgés. Est-ce la raison pour laquelle, avec ce premier ordinateur connecté, j’avais trouvé à qui parler ?

Ignorant le potentiel commercial de l’outil, à mille lieues de savoir ce que cela supposerait de nouvelles interactions et de nouveaux modes de consommation, d’art et d’objets, j’étais heureux d’essayer de télécharger un photo durant la pause-déjeuner, heureux de savoir que l’on pouvait trouver des informations « cool », notamment sur les Beastie Boys – des classiques depuis 1986 et Licenced to ill.

Et moi, de parcourir l’index de Yahoo pour me rendre sur des blogs aux auteurs tout aussi excités que leurs lecteurs ! Temps bénis où la nouveauté ne faisait pas l’effet d’un pétard mouillé ! Impossible d’être blasé devant l’évolution « visible à l’œil nu » et délicieux sentiment de se savoir parmi les privilégiés. Difficile surtout d’imaginer que le concept avait été imaginé à 20 minutes de chez moi, quand les sites étaient tous anglophones, d’AltaVista, de Digital, à mon service de messagerie, pour envoyer au monde des e-mails comme le navire de quelque bouteille…

Sources :

https://home.cern/fr/science/computing/birth-web

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